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Peut-on parler politique au bureau ?

Les sujets polémiques sont courants en entreprise : Vaccination, migrants, elections … Alors faut-il s’inerdire de parler politique au bureau ? Le OUI – NON du coach de dirigeants pour vous aider à trancher – Laurent Tylski – Directeur Général d’Acteo

OUI

On peut parler politique au Bureau

Faites confiance à la mentalité française. Au pays de Voltaire, la liberté d’expression imprègne la culture gauloise. Elle est inscrite dans la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : nul ne doit être inquiété pour ses opinions ! Les discussions engagées restent rares au bureau. Jean-Pierre, Directeur Marketing, avoue qu’il ne parle politique qu’avec ses collègues et collaborateurs qui partagent ses opinions ; le risque de débordement est quasiment nul. La bienséance veut que la polémique ne rentre pas dans l’entreprise. Les français restent dans la plupart des cas « politiquement corrects ». La preuve, lorsque l’humoriste Haroun pose la question devant ses 720 spectateurs : qui vote « extrême droite », aucune main ne se lève.

La loi permet de parler politique au bureau. La Cour de cassation reconnait que « le salarié dans l’entreprise jouit d’une liberté d’expression à laquelle il ne peut être apporté que des restrictions justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché. Mais il ne peut abuser de cette liberté en tenant des propos injurieux, diffamatoires ou excessifs. » Seule une charte interne, partagée par les salariés peut exclure toute propagande politique ou religieuse. Bien sûr, les incitations à la haine raciale sont interdites par la loi et répréhensibles. Les échanges se limitent à des cercles restreints, avec les collègues que l’on connaît bien.

En entreprise, il est presque impensable de se présenter comme le soutien d’un extrême. Cela briserait le bien-vivre ensemble dans l’entreprise.

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57 %

Osent parler politique au bureau

70 %

Ne montrent pas de quel bord ils sont au travail

NON

Non pas de sujets polémiques dans l’équipe

Aux Etats-Unis, dans les congrès et symposiums, tel le rendez-vous annuel des conférenciers professionnels  internationaux  ( 2.500 personnes), il est interdit d’aborder les sujets suivants : Religion, politique et « F » words (grossièretés).

L’entreprise est un lieu de travail et non un endroit pour une tribune polémiste. On ne compte plus les conversations politiques entre collègues qui ont dégénéré en conflit. C’est une situation intolérable qui engendre des dysfonctionnements majeurs au sein d’un service et bloque la bonne communication entre les salariés. Quel que soit le niveau hiérarchique dans l’entreprise, il est impensable d’y afficher ses opinions. On se souvient des élections présidentielles de 2017. La politique devient le terrain de jeu des dirigeants et ils imposent à leurs salariés d’en être les joueurs. Jean-Luc Petithuguenin PDG de Paprec qui adresse un courrier à l’ensemble de ses 4.500 employés pour les mettre en garde contre Madame Le Pen.

Le Fondateur des Boulangeries Paul, distribue ses opinions politiques comme des petits pains. Il s’improvise porte-parole politique auprès de ses employés : « Je suis Francis Holder, fondateur des boulangeries Paul et je suis ici en tant qu’ambassadeur des 14 000 collaborateurs de l’entreprise. « J’ai décidé de voter pour Monsieur Fillon ». Non seulement cette attitude est déplacée et elle est également dangereuse pour la bonne entente entre collaborateurs. Laisser les opinions s’exprimer au bureau peut être source de conflits et d’importantes tensions et laisser des traces irrémédiables dans l’entreprise.




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