covoiturage

Faut-il proposer à un collaborateur du covoiturage ?

Par ces temps incertains et le casse-tête des déplacements quotidiens, le fameux « métro, boulot, dodo » est devenu un enfer. Alors, doit-on proposer à ses collaborateurs du covoiturage ?

L’oeil du coach

OUI  PROPOSER A UN COLLABORATEUR DU COVOITURAGE

Vous êtes un manager branché, socialement responsable et écolo. La quintessence du Boss Bobo passe par la coolitude et le covoiturage. Partager son véhicule, c’est partager son intimité. C’est tendance et c’est presque un acte managérial. Le rôle de tout chef d’équipe n’est-il pas de favoriser la communication et particulièrement les communications informelles ? Quoi de mieux que le moment privilégié du matin et du soir pour se connaitre mieux, avoir un regard différent sur l’activité du service et de bénéficier des « news of line » ?

C’est l’occasion de se différencier en valorisant votre côté RSE -Socialement-Responsable en améliorant votre bilan carbone*.

En proposant vos services, sans les imposer, vous vous garantissez la ponctualité du matin et cela vous forcera à partir à des heures raisonnables le soir. Les statistiques prouvent qu’être à deux limite les accidents et renforce la sécurité routière. De plus, avec les augmentations du carburant et le durcissement des lois routières, grâce aux trajets communs réguliers, vous aidez votre collaborateur à faire des économies substantielles de frais de carburant, d’entretien et d’assurance et vous résolvez le stress lié à la recherche d’une place de parking.

Attention néanmoins à bien prévenir votre assurance et si vous bénéficiez d’un véhicule de fonction vous devez impérativement obtenir un accord écrit de votre entreprise.

NON  NE PAS PROPOSER À UN COLLABORATEUR DU COVOITURAGE

Vous rêvez d’un moment de convivialité ? La vérité, c’est que le covoiturage est votre pire cauchemar de la journée. Isabelle est très compétente mais elle est Esiteriophile – elle collectionne les titres de transports – et ne parle que de cela. Attention à l’ambiance morose – voire pesante – tout au long des trajets : Le temps compte double**.

Sans parler de Jérôme, systématiquement en retard et qui va vous propulser à un niveau de stress stratosphérique.

Managérialement parlant c’est la catastrophe. Impossible de prendre du recul ou de vous lâcher. Vous donnerez l’impression de « fliquer » vos collaborateurs et de tenter de les manipuler sous couvert de partage de diligence. 

Les démarches administratives sont lourdes car vous devez prévenir votre assureur et souvent votre entreprise.

Alors ne tombez pas dans le politiquement correct, préservez votre intégrité et votre liberté et laissez vos équipes se débrouiller toutes seules. C’est un premier pas vers l’autonomie.

   * 90 % des trajets domicile-travail effectués en France les automobilistes sont seuls dans leur véhicule (source : Ademe). 
 ** Les Français mettent en moyenne 50 minutes par jour pour aller au travail et en revenir, contre 40 minutes en 1998 (source : Ministère du travail). 

Laurent Tylski

Laurent Tylski est directeur général d’Acteo 

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