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Faut-il demander à un collaborateur de cacher son tatouage ?

Très populaire et de plus en plus accepté, le tatouage s’est défait de son étiquette marginale. A tel point qu’il n’est pas rare de croiser chaque jour de nombreux collègues tatoués. Le constat est clair : le tatouage ne se cache plus ! Et même s’il n’y a que 14 % de tatoués, nous avons le sentiment qu’ils sont de plus en plus présents. 

OUI / NON : L’oeil du coach

OUI 

Exit le tatouage si la charte de l’entreprise l’interdit. Les restrictions sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché. Par exemple dans les compagnies aériennes, pour les personnels d’accueil ou dans les parcs d’attraction en lien avec du public ou des enfants. Charge à vous de l’anticiper dès l’entretien d’embauche et de le préciser dans le règlement intérieur de l’entreprise en prévoyant une clause de neutralité interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux sur le lieu de travail, à condition que cette clause soit générale et indifférenciée.

Chez Disney par exemple, la cour d’appel de Paris(1)  a considéré comme non abusive la rupture d’une période d’essai motivée par le refus de la salariée de retirer ses piercings malgré les consignes.

Soyez direct mais courtois et faites preuve d’empathie. Montrez votre approbation ou votre neutralité personnelle et expliquez en quoi c’est problématique dans votre service ou votre entreprise.

Pour les tatouages visibles hors vêtements. Vous pouvez suggérer à votre collaborateur un fond de teint vaporisable qui a l’avantage d’offrir une remarquable uniformité.

« 18 % de français tatoués*

19 % de cadres et professions libérales*»

NON 

Non car naturellement votre équipe sera vigilante à l’image qu’elle renvoie et qu’elle dégage. Près de trois salariés français sur cinq (58%) affirment veiller à leur tenue professionnelle afin qu’elle ne nuise pas à l’image de l’entreprise. Ils veillent à composer avec des codes vestimentaires reflets de leur métier, de leur fonction hiérarchique et plus globalement de l’image de l’entreprise, notamment auprès de ses clients. Aussi même pas besoin d’en parler.

A partir du moment ou votre collaborateur n’est pas en contact avec la clientèle, vous pouvez et devez le laisser libre de ses choix. D’autant plus que le code du travail protège les salariés des discriminations liées à l’apparence physique, alors ne dites rien !(2)

Pour autant suggérez à vos collaborateurs d’être patients et de cacher leurs tatouages du moins dans les premiers temps. Lorsqu’ils prennent leur poste, proposez-leur de les dissimuler le premier été et bénéficier des vêtements couvrants de l’hiver pour faire leurs preuves auprès de l’équipe avant de les dévoiler.

(1) Cour d’appel de Paris 3 avril 2008, N° 06-10076
(2) Article L. 1132-1 du Code du Travail, Principe de non-discrimination
* Sondage Ifop/la croix 2018
• 18 % des Français majeurs sont ou ont déjà été tatoués
• 29 % des moins de 35 ans
• 38 % chez les ouvriers
• 19 % de cadres et professions libérales
** Etude OpinionWay pour Monster - Juin 2015

Laurent Tylski est directeur général d’Acteo 

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