Coach de dirigeant : Faut-il cacher les mauvaises nouvelles à ses collaborateurs ?

Vie de Bureau par Laurent Tylski – Tribune dans le magazine Capital

Coach de dirigeant : OUI

Dans le monde des bisounours, tout le monde est gentil et communique alégrement. Pourtant, il faut 48 heures pour qu’une information soit colportée hors de l’entreprise. Communiquer : c’est filtrer les informations qui seront diffusées. Sous prétexte d’honnêteté, faut-il absolument révéler une vérité qui risque de traumatiser inutilement ses collaborateurs ? Pour sauvegarder ses clients, maintenir ses actions au plus haut niveau et développer la motivation des équipes, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. L’hypocrisie favorise les relations plus cordiales et permet d’enjoliver des messages qui seraient difficilement acceptés par les collaborateurs.

Pour des impératifs de confidentialité et juridiquement, il est des situations ou l’entreprise n’a pas le droit de communiquer et doit respecter des délais légaux.

Comme le souligne, Patrick Baert, directeur du département de sociologie de Cambridge. La vérité à tout prix est contraire à la nature humaine, explique-t-il. « C’est parce que nous ne disons pas toujours la vérité que nous pouvons entretenir des rapports sociaux, et on n’attend pas non plus des autres toute la vérité. L’homme a toujours fonctionné grâce à un certain niveau d’hypocrisie institutionnalisée ».

Et après tout, mentir par omission, est-ce vraiment du mensonge ?


Coach de dirigeant : NON

Inacceptable. Ne prenez pas vos équipes pour des incapables, d’ailleurs quel est l’imbécile qui les a recrutés ? Ne faites donc pas affront à leur intelligence et faites leur confiance.

Dissimuler la réalité, c’est la porte ouverte à toutes les dérives, comme ce manager qui valorise le collaborateur et lui donne ses objectifs pour l’année à venir et lui adresse une lettre de licenciement trois jours après. Le mensonge est l’antithèse de l’intégrité et de la transparence. Aucune exception n’est permise. Les collaborateurs sont des adultes responsables et sont capables de comprendre des situations complexes. Quand on attend la veille d’un changement important pour leur confirmer les rumeurs qui circulent depuis déjà un certain temps, les salariés ont le sentiment d’être manipulés Le manager doit retourner la situation difficile à son avantage et se servir de cette mauvaise nouvelle pour focaliser ses collaborateurs vers de nouveaux challenges, communs et partagés.

Tous les enfants le savent, dissimulations et mensonges sont toujours démasqués. Mentir, c’est l’arme des faibles et des manipulateurs et c’est dénigrer l’intelligence des employés. Le manager se doit d’être exemplaire. L’enjeu n’est pas d’être absolument transparent, mais le plus proche possible de la réalité. Or, ne pas dire tout ce que l’on sait ne change rien à la réalité. »


Laurent Tylski est directeur général d’Acteo 

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